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Les hommes victimes de violences : un silence encore plus lourd

Les hommes victimes de violences : un silence encore plus lourd

Mercredi, Mars 18, 2026

Après avoir abordé les violences contre les femmes, à la veille de la fête des pères (Saint-Joseph), il est essentiel de reconnaître que les hommes aussi sont victimes — une réalité occultée par les stéréotypes du « sexe fort ». En Suisse, environ 30% des victimes de violences domestiques enregistrées par la police sont des hommes, une proportion stable depuis des années. Sur 11 479 victimes recensées en 2023, cela représente plus de 3 400 hommes touchés par des violences physiques, psychologiques ou économiques.

Les violences conjugales contre les hommes ne se limitent pas aux coups : elles incluent surtout le contrôle psychologique (humiliations publiques, jalousie maladive, isolement des amis/famille), l’exploitation économique (contrôle total des finances familiales), les menaces répétées ou même des violences physiques. Dans le canton de Vaud, 399 hommes victimes ont été accompagnés en 2024 contre 1063 femmes, mais les experts notent une forte sous-déclaration : beaucoup hésitent à signaler par honte ou peur du jugement social. À Genève, Pharos a traité 48 situations d’hommes victimes en 2024, en hausse constante.

Ce silence est amplifié par des tabous culturels profonds : les hommes craignent de ne pas être pris au sérieux, de perdre leur image de « protecteur » ou d’être moqués. 62% des hommes victimes ne parlent à personne, contre 46% des femmes, selon des études spécialisées. Les conséquences sont graves : dépression, burn-out professionnel, addictions, et parfois suicides — les hommes victimes présentant un risque accru d’idées suicidaires.

Les enfants sont aussi impactés : witnessing violence (témoigner de violences parentales) crée des blessures transgénérationnelles, peu importe le genre de la victime. Cette violence bidirectionnelle (réciproque dans 50% des cas graves) détruit les familles de l’intérieur.

Chez Kaléidoscope Solutions, j’accompagne les hommes dans leur reconstruction via EMDR pour désensibiliser les souvenirs traumatiques, hypnothérapie pour restaurer la confiance en soi, ou un suivi PNL pour restructurer les croyances limitantes créées par des années d’humiliation. Un espace neutre, sans jugement, permet de briser l’isolement et de retrouver son pouvoir d’agir.

La violence n’a pas de genre. Elle vole la dignité, l’estime de soi et la liberté, chez les hommes comme chez les femmes. Briser ce silence spécifique aux hommes victimes, c’est reconnaître que l’aide existe pour tous, et que demander du soutien est un acte de courage, pas de faiblesse.

Si cet article vous parle, ou si vous connaissez un homme dans cette situation, n’hésitez pas à me contacter pour un entretien confidentiel. Ensemble, nous pouvons avancer vers la guérison.

Contacts utiles pour les hommes victimes (en Suisse)

Groupe de mains posées les unes sur les autres en signe de soutien et de solidarité

Police (urgence immédiate) : 117

Urgences médicales : 144

La Main Tendue (24h/24) : 143

Centres LAVI dans chaque canton

Spécifiques aux hommes (et Valais) :

Pharos-Genève : Accueil/soutien hommes victimes violences conjugales (220 cas/an). Tél. : 022 733 64 64

StopMachismo (national) : Ligne d’écoute anonyme pour hommes : 0800 133 133

Fondation FAVA (Valais) : Accueil toute personne victime (hommes inclus), hébergement d’urgence, consultations ambulatoires. Tél. : 027 563 03 03 | www.fondation-fava.ch

Pour un suivi thérapeutique individualisé : contactez-moi directement via Kaléidoscope Solutions.

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